mardi 7 mai 2024

LES DYNASTIES EN FEU_ collectif CK2G

 

LES DYNASTIES EN FEU

par le collectif CK2G :

Bruno Clochard (image) / Kitusai & Guska (musique) / Patrick Guillot (montage)

https://www.youtube.com/watch?v=zQHjjGBq7Bk

 

Patrick :

Après Ghost City, puis Le Théâtre des Âmes et les Trois Livres des Métamorphoses Miniatures, tu nous a proposé, Bruno, ces Dynasties en feu.

Cette série de huit tableaux réunis sous ce titre, d’où vient-elle ?

This series of eight paintings gathered under this title, where does it come from?

Bruno :

Elle vient du chaos !

Ma démarche, dans cette série, Les Dynasties en feu, est inspirée de ce chaos ambiant, partout autour de notre belle planète bleu depuis bien trop longtemps…

De ces guerres en Europe de l'Est, au Proche Orient, au Moyen orient, Asie, Afrique… De ces dynasties démocratiques qui ont semé la mort par le feu nucléaire…Et de ces dynasties dictatoriales, utilisant leurs armes chimiques contre leurs populations...

Partout, là où encore et encore sévit la folie meurtrière des hommes et de leurs religions…

C'est un regard noir sur les marchands d'armes et leurs acheteurs-dictateurs à deux balles… C'est une poésie d'un Rocker No Futur pour nos démocraties arc-en-ciel…

Un grain de gros de sel dans l'engrenage rouillé de nos sociétés qui doivent se réveiller… Et sortir du bruit insensé, incessant, des mégas hygiaphones-bottes...

Patrick :

Mais, ces visions terribles provoquent à la création ?

Kitusai :

Ces tableaux de la série « Dynasties en Feu » de Bruno Clochard ouvrent de vastes champs créatifs. Avec Guska nous nous y sommes immergés avec délectation. Avec ces images en tête et à l’écran, nous nous sommes envoyés des séquences d’une minute que chacun a retravaillé et complété dans une délicieuse anarchie.

Tout est venu avec une grande facilité et finalement peu d’allers-retours.

Mais c’est bien sûr à Patrick que revient le rôle de chef d’orchestre en faisant danser toute cette matière organique formée d’images et de sons pour en faire un objet artistique vivant et cohérent. Du moins l’espère-t-on !

Guska :

I couldn't find better words for our creative process !

Patrick :

Chef d’orchestre ? C’est vraiment trop dire…

De mon côté, encore une fois, je me sens plutôt comme un simple danseur, qui a seulement à se laisser conduire par le flux de vos musiques. C’est lui qui est à l’origine d’un mouvement intérieur qui s’entrelace, spontanément, à celui de mon regard, parcourant ces images composées par Bruno, et découvrant successivement toutes leurs strates…


  00:00:00         Roots


 00:02:18     1_ FAT MAN & LITTLE BOY (Fat Man)

00:04:44     2_ LA DESCENDANCE DES FOUS DES DIEUX (La Descendance)

 00:07:28     3_ LA FAMIILE KIBBOUTZ POUSSIERES (funky family travels south)

 00:09:46     4_ LES ROCKET MEN (space parano)

 00:12:29     5_ LES MARIES SOUS UN DELUGE DE PARADOXES (Dynastic Choir)

 00:14:53     6_ LES 13 ZOUAVES (Dreaming Zouaves)

00:17:13     7_ LE GARDIEN DES LABYRINTHES (Les Madames Chad)


00:20:00     8_ LA PETITE JONGLEUSE DE GRENADES (a dog named sparkle)

00:22:20     9 KromaRoma


Patrick :

This series of eight paintings gathered under this title, where does it come from?

Bruno :

It comes from chaos!

My approach in this series, Dynasties en Feu, is inspired by this ambient chaos, everywhere around our beautiful blue planet for far too long…

From these wars in Eastern Europe, the Middle East, the Middle East, Asia, Africa… Of those democratic dynasties that sowed death with nuclear fire… And these dictatorial dynasties, using their chemical weapons against their populations...

Everywhere, wherever the murderous madness of men and their religions rages… It’s a black eye on arms dealers and their dictator-buyers.

It is a poetry of a Rocker No Future for our rainbow democracies… A grain of salt in the rusty gears of our societies that need to wake up.

And get out of the senseless, incessant noise, mega hygiaphones-boots...

Patrick :

But, these terrible visions provoke creation?

Kitusai :

The paintings in Bruno Clochard's "Dynaties en feu" series open up vast creative fields. Guska and I immersed ourselves in them with relish. With these images in our heads and on the screen, we sent each other one-minute sequences that we each reworked and completed in a delightful anarchy. It all came together very easily, with very little back and forth. But it's Patrick, of course, who plays the role of conductor, making all this organic material of images and sounds dance together to create a coherent, living artistic object. Or so we hope!

Guska :

I couldn't find better words for our creative process!

Patrick :

Conductor? That’s too much to say…

For my part, once again, I feel more like a simple dancer, who only has to be led by the flow of your music. It is he who is at the origin of an interior movement that spontaneously interweaves itself with that of my gaze, traversing these images composed by Bruno, and successively discovering all their strata…

 

Bruno Clochard : https://www.bruno-clochard.com

Kitusai : https://www.kitusai.com

Guska : https://guska.bandcamp.com

Patrick Guillot : http://patrickg75.blogspot.fr

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vendredi 3 mai 2024

Dans les Jardins de l’Ecole Du Breuil...

 

Dans les Jardins de l’Ecole Du Breuil

… en face de l’entrée de l’Arboretum de Paris

Ces images ne sont pas à visée documentaire, mais seulement le résultat d’impressions personnelles…

 





  





 




  






Pour en savoir plus sur ce lieu :

https://www.ecoledubreuil.fr/

 

Ecole Du Breuil / Route de la Ferme / Bois de Vincennes/ 

Bois de Vincennes
75012 Paris

Tél. 01 53 66 14 00

Les jardins de l’Ecole Du Breuil sont ouverts au public tous les jours.

Horaires :
du 1er avril au 30 septembre de 9h à 19h. En octobre et mars de 9h à 18h. Du 1er novembre au 28 février de 9h à 17h.
Entrée Route de la pyramide 


en face de l’entrée de l’Arboretum de Paris.


jeudi 25 avril 2024

Vitæ etiam in tenebris est



Il y a d'abord, ici comme souvent, la présence d'une image.

Ici, ce sera cette image, imaginée - et façonnée - par Thomas Grand (*) :


 


Cette image peut-elle être... celle d'un rêve ?

Un homme rêve qu'il est une femme qui rêve qu'elle est un chevreuil ?

Oui, je peux voir cette image comme la relation d'un rêve.

Ou, si vous voulez, d'une espèce de cauchemar ?

Ce n'est pas habituellement ce genre de rêve que l'on fait une fois éveillé. 

Il est plutôt de ces rêves comme on en fait la nuit. Mais, s’ils nous viennent quand nous sommes parfaitement éveillés, alors, nous disons que c'est... une possession ?

Ou bien, un envoûtement ?

 Nous sommes alors immergés dans un espace-temps tout à fait particulier, où rien ne se tient à sa place : hier est aussi maintenant, le plus lointain est à la portée de nos mains tendues, une vie passe en un instant, et nous sommes présent, exactement dans le même moment, en haut de la montagne, et au fond du gouffre...

Et la vie, elle est aussi dans les ténèbres.

 *

Vitæ etiam in tenebris est, pour clarinette en sib, clarinette basse, flûte en do, flûte basse, et diverses percussions (gongs, cloches et tubes), est une pièce en trois mouvements.

https://patrickg.bandcamp.com/track/vit-etiam-in-tenebris-est

 Elle donne lieu à une présentation audiovisuelle :

https://youtu.be/XiRhNGdajaM

 Cette version en ‘images animées’ est produite pour l'essentiel à partir de la même image initiale citée plus haut, mais aussi avec de plusieurs autres, également façonnées par Thomas Grand (*) :






  

  


 Quelques autres images dérivées ont aussi été sollicitées, dont cette variation de l'image initiale proposée par Lola Tance (**) :

 


(*) Thomas Grand : https://soundcloud.com/13alpha/

(**) Lola Tance : https://soundcloud.com/elektrodave/

 






mardi 27 février 2024

THE LOST GARDENERS (page en cours de construction)

 

THE LOST GARDENERS

24 heures dans un jardin imaginaire

un album en collaboration de locus faunus

(guska / adzea / patrick g.)

 


Patrick : Est-ce comme en un rêve que l'un d'entre eux, à la tombée de la nuit, a découvert l'entrée de ce jardin ?
D'abord une grande allée lui donne envie d'y tourner en rond sur lui-même, pendant qu'il chantonne sur quatre notes - quatre notes qui tournent en rond, et dont il suit le rythme spontané.
 Et, à peine a-t-il commencé à danser en traçant des ronds que, tout de suite, deux autres le rejoignent dans sa ronde...

Alain : Tu as initié par quelques rondes musicales la lancée de nos pas. Un chemin, un bosquet, une fontaine, un oiseau, une ombre. 
Surpris par la nuit, nous nous sommes mis en route. Nos errances respectives nous ont permis d'établir une cartographie très subjective de ce Parc.

 

THE LOST GARDENERS (1 / 4)

https://youtu.be/tFba-mEOhmM

 

00:00 01_PORTIQUE

01:45 02_PREMIERE BALADE

04:20 03_Johann Sebastian ein wenig verträumt

06:39 04_Johann Sebastian kehrt schnell zurück


07:41 05_OISODPASSAGE

12:33 06_UN PROMENEUR SOLITAIRE

14:01 07_ROUND IN THE CIRCLES WE GO

17:53 jardin d'oiseaux 1 (1er interlude)



Patrick : Chacun des trois est alors parti à la découverte de ce lieu sauvage - chacun dans son errance respective, mais sans jamais perdre de vue tout à fait les deux autres.
 Quand ils reviennent sur leurs pas et se croisent, chacun rapporte régulièrement ce qu'il a entrevu, pour lui-même, de la cartographie du domaine. 
 

THE LOST GARDENERS (2 / 4)

https://www.youtube.com/watch?v=0JbCGUU3YdQ

00:11 08_UN GRAND SILENCE FRISE TOMBE

02:41 09_THE MONOMANIAC GARDEN

06:08 10_LE COTTAGE D'EDGAR DU COTE OUEST

07:47 11_LE CHIEN D'EDGAR

09:15 12_MOON GARDEN

12:48 12b_jardin d'oiseaux 2 (2nd interlude)

                                          


Patrick : C'est aussi parfois deux d'entre eux, ou bien même les trois de concert, qui descendent tel chemin, traversent un bosquet, se rafraîchissent à la fontaine, écoutent et répondent à un oiseau... quand ils ne se retrouvent pas lancés à la poursuite d'une ombre - toujours insaisissable !

Alain : Nous sommes revenus sur nos pas, nous nous sommes croisés et avons avancé à nouveau, cachés des gardiens à la fermeture comme aux heures ouvertes.

 

THE LOST GARDENERS (3 / 4)

https://youtu.be/EWIW9YjxN0A

 

00:08 13_LA MOUCHE ET LE BOURDON DANS LE BOURBON

02:17 14_JARDIN OMBREUX

06:28 15_EMBUSCADE AU BOSQUET

09:05 16_La Fontaine Double de Meredith Monk

13:50 17_LE TROU DANS LA GOURDE

16:24 18_FOUNTAIN GAMES WITH GHOSTS


19:35 jardin d'oiseaux 3 (3e interlude)

 

Patrick : Ainsi peuvent être entendus les vingt-quatre morceaux de cet album THE LOST GARDENERS : comme autant d'heures d'une pleine journée, entre les reflets de la nuit et l'éclat du soleil.
Cet album peut-il être, comme "le temps qui passe", une forme qui s’appréhende toute au présent, dans sa reconstruction permanente ? 
Une ombre. Un oiseau. Une fontaine. Un bosquet.
Un chemin...

Alain : Cet album est le parc des instantanés. Visité en quelques titres, à l'égal d'une journée, il raconte nos promenades et désigne sans aucun doute une forme présente qui s’appréhende dans sa reconstruction permanente. 
Une ombre, un oiseau, une fontaine, un bosquet, un chemin.
        

THE LOST GARDENERS (4 / 4)

https://www.youtube.com/watch?v=nEe98q5DFr0

 

00:08 19_L'ATTRACTION DU PARC

05:42 20_THREE FAUNAS ROUND AROUND A CORKINDRILL

12:56 21_LE COTTAGE D'EDGAR DU CÔTÉ SUD

15:00 22_La Crevette Bulgarienne (*)

16:30 23_ENTRE CHIEN ET LOUP

19:15 24_LA LEVÉE DU SAULE CREVETTE

20:42 24b_Jardin d’oiseaux 4 (postlude)

                                                                                                       

(*) pour « La Crevette Bulgarienne » : images prises de l’installation « Ile-sèmes », d’Émilie Benoist-Gironière  (exposition ‘ILE FLOTTANTE’ au Carré de Baudouin / Paris )

 

https://guska.bandcamp.com/album/the-lost-gardeners


*

https://guska.bandcamp.com/

https://adzea.bandcamp.com/

https://patrickg.bandcamp.com/